 |
| Prunes
et Poires |
Je voulais rendre hommage au poète Wang Wei du même pays de mon père
défunt. |
|
Sur le milieu
de l'âge
toujours épris de peindre
Au Bout du Village
j'ai posé mon chevalet.
Quand le désir me prend
seul je m'y rends
Seul aussi
à jouir d'indicibles vues.
Marcher jusqu'au mont
où tarit l'horizon
Et attendre
assis sous les acacias
Que là-bas se lève
l'ineffable nuage
Mon aimée dans la tête
je ris
sans souci du retour.
|
|
Là haut là bas,
>
> Si par hasard
> Sous embruns des arts,
> De vos pas de hasard
>
> Là haut
le temps-poète dun jeu
> Où les sables sont ocre-blonds,
> En moustache dun vent-fripon
> Avec lami-copain Georges
> Prenez garde à votre chapeau !
>
> Là bas
Agde et Sète entre deux,
> La mer par odeursaumurée
> Est plate dun hasard frangé
> Comme une grande nappe bleue
> Prenez garde à vos coraux !
>
> Là haut
sous un soleil de paravent,
> Entre huîtres de loups et chiens de moules
> Pointe entre pastis et boules,
> Une bévue : le refrain dun passant
> Prenez garde à vos bulots !
>
> Là bas déjà
, déjà en maquis
> Je faisais, à guetter croquis
> Flamants de baies qui galopent
> Chevaux de rades qui senvolent
> Prenez garde aux escargots !
>
> Là haut
vers où, ocres fiancés
> Dun horizon mandarine,
> Brume et nuage, timide et coloré
> Sont peaux dorange sanguine
> Prenez garde à votre chapeau !
>
> Là bas
où trace un rouge oiseau
> Egaré avec de noirs corbeaux,
> Battant hagard de ses ailes
> Sur lillette blanche du ciel
> Je suis devenu un pinceau !
>
> Si par hasard
> Sous embruns des arts,
> De vos pas de hasard
>
> Là haut en
bas, là bas en haut
> Prenez garde
à létang de Thau !
>
>Décembre 2001 LY
Létang de
Thau à son amie Liliane Fainsilber
|
|
 |
| Citrons
en Automne |
|